LES TROUBLES DE LA PIGMENTATION | BIODERMA France

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12 Mars 2014

LES TROUBLES DE LA PIGMENTATION

La 2ème thématique du World RV on Dermatology organisé avec le soutien de la Fondation BIODERMA sous l’égide de la Fondation de France a réuni les Professeurs Thierry Passeron (France) et le Dr Boon Kee Goh (Singapour), tous deux spécialistes des problématiques de pigmentation cutanée.

Comme l’a rappelé le Pr Passeron, la pigmentation de la peau reste un phénomène très complexe mettant en marche un process encore mal connu.
Sa découverte récente en apporte encore une fois la preuve. On pensait jusqu’ici que seuls les UVA et UVB étaient impliqués dans la production de mélanine et donc dans la pigmentation de la peau par la lumière. Le Pr Passeron vient de démontrer que la lumière visible et notamment la lumière bleue, d’une longueur d’onde assez courte, provoque également une pigmentation. Le mécanisme de production de la pigmentation est différent des UVB et la coloration obtenue est à la fois plus intense et plus tenace.

On sait que le spectre solaire se compose d’infrarouges à 51 %, d’UV à 2% et de lumière visible à 47 %. Le Pr Passeron s’est intéressé aux effets biologiques de la lumière visible, en distinguant les différentes longueurs d’ondes.
La lumière bleue peut-elle jouer un rôle dans les troubles de la pigmentation et notamment sur le mélasma, qui se manifeste même avec une protection solaire ?
Quels sont les mécanismes spécifiques de cette production de pigmentation ?

Il se pourrait également que la lumière visible soit impliquée dans d’autres troubles de la pigmentation.

Le Dr Boon Kee Goh a fait le point de son côté sur les troubles spécifiques observés en Asie du Sud-Est, compte-tenu de la grande diversité ethnique des populations.
Le mélasma reste pour lui aussi une pathologie très complexe sur laquelle il apporte des innovations intéressantes. Avec son équipe, il a mis en lumière les effets très positifs d’une thérapie à base d’acide tranexamique, notamment sur la prolifération vasculaire, composante majeure dans le cas du mélasma. Même si tous les patients ne répondent pas de façon homogène, ce type de traitement semble riche de perspectives d’avenir.