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De la peau saine à la peau sensible…des causes multiples

De la peau saine à la peau sensible… des causes multiples

La peau peut devenir sensible à tout moment de la vie, sous l’influence de différents facteurs : par exemple, l'application de produits cosmétiques inadaptés fragilise la peau, car beaucoup se composent d'ingrédients de qualité insuffisante, contenant des impuretés à l'état de traces, appelées "micro-polluants". Il faut aussi tenir compte de l'impact de la mauvaise qualité de l'eau, des conditions environnementales ou hormonales. À l’interface entre l’organisme et l’environnement, la peau est exposée chaque jour à des multiples facteurs potentiellement sensibilisants.


 
 

Des facteurs internes

Les résidus métaboliques et les impuretés
La peau est un écosystème dynamique perméable, où se produisent de multiples échanges, perte en eau (PIE), production de sébum, desquamation… Comme beaucoup d'autres organes, la peau est soumise à notre horloge biologique interne et possède ses propres rythmes. Ces fonctions métaboliques connaissent donc des variations entre le jour et la nuit.
Le jour : Priorité aux fonctions protectrices de la peau face aux agressions de l’environnement, la fonction barrière est à son maximum. Pour préparer la peau à cette mission, il est extrêmement important d'éliminer toutes les toxines et les impuretés, éliminées par la peau pendant la nuit, avant l'application du soin. Dans le cas contraire, elles resteront sur la peau et la sensibiliseront toute la journée.
La nuit : Dès le début de soirée, la peau active ses fonctions de renouvellement et ses processus métaboliques de synthèse. C'est un moment de désintoxication et de régénération. La peau est plus perméable que le jour et les irritations semblent se manifester davantage.
 
 
 

Des facteurs externes

Le maquillage
Un redoutable polluant en l’absence d’un démaquillage approprié ! L’expérience d’une blogueuse anglaise de ne pas se démaquiller pendant 1 mois a fait le buzz en 2013. Les experts de la peau ont conclu que sa peau avait vieilli de 10 ans en 1 mois. A méditer quand on sait qu’un tiers des femmes zappe le démaquillage au moins 2 fois par semaine… Etouffée sous les produits et les impuretés, la peau ne fonctionne plus normalement.
 
 
 
La pollution atmosphérique
A l’interface avec l’environnement, la peau est en première ligne face aux nombreux polluants ambiants, à l’extérieur comme à l’intérieur. Poussières, fumée de cigarette, gaz d’échappement, particules fines et ultra-fines, métaux lourds, ozone, COV, monoxyde de carbone… En contact permanent avec l’atmosphère, la peau est soumise à un bombardement intensif de jour comme de nuit. Les modes de vie contemporains majoritairement à l’intérieur, ne réduisent pas l’exposition aux polluants, également très présents dans les bâtiments (ameublement, appareils électroniques, systèmes de chauffage, climatisation…)
 
 
 
LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE,LE PLUS GRAND RISQUE DE SANTÉ ENVIRONNEMENTAL AU MONDE SELON L’OMS
En 2015, un indice mondial de la qualité de l’air a été créé pour plus de 60 pays, le World Air Quality Index. Une carte interactive permet de visualiser en temps réel les villes les plus touchées par 4 polluants majeurs, les particules fines et ultra-fines, l’ozone, le dioxyde d’azote et le dioxyde de soufre.
> L’Asie est la zone la plus touchée par la pollution aux particules fines et ultra-fines, celles qui sont le plus susceptibles de pénétrer la peau en profondeur, via les follicules pileux.

LA FLAMBÉE DES PATHOLOGIES INFLAMMATOIRES

En principe, la peau pourrait s'adapter aux agressions de l’environnement, mais elle n'en a pas le temps...l'organisme s'emballe. Soumis à 3 dysfonctionnements majeurs qui vont générer un cercle vicieux, néfaste sur la sensibilité cutanée.
 
Stress oxydatif :  type d'agression des constituants de la cellule dû aux espèces réactives oxygénées (ROS, en anglais : reactive oxygen species) et aux espèces réactives oxygénées et azotées (RONS, N pour nitrogen en anglais) oxydantes