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Nos experts de la peau
Tout comprendre sur les peaux sensibles à tendance acnéique
Docteur Isabelle Baratte - Dermatologue
UN VRAI PROBLÈME D’OBSERVANCE DES TRAITEMENTS
Dr Isabelle Baratte
Dermatologue, attachée aux Hospices Civils de Lyon
QUELLE EST L’EFFICACITÉ DES TRAITEMENTS CONTRE L’ACNÉ ?
Globalement, nous disposons aujourd’hui d’une large palette de solutions thérapeutiques contre l’acné, qu’il s’agisse de soigner des patients adolescents ou des adultes. Entre les traitements oraux, locaux ou hormonaux dans le cas des femmes, les solutions thérapeutiques existent et fonctionnent dans de très nombreux cas. Pourtant, nous rencontrons des situations plus difficiles, où le résultat n’est pas au rendez-vous…

COMMENT S’EXPLIQUENT LES ÉCHECS ?
Il faut d’abord rappeler que l’acné est une pathologie multifactorielle influencée par tous les aspects de la vie du patient. Au-delà de la qualité du sébum, des variations hormonales et du terrain familial, de nombreux facteurs extérieurs jouent un rôle, comme l’hygiène, l’alimentation, le stress, la fatigue, les cosmétiques utilisés… Plusieurs situations peuvent se produire. Soit le traitement est mal adapté, soit il est mal supporté et n’est pas suivi correctement, ce qui est possible. Il existe un vrai problème d’observance des traitements, d’abord chez les adolescents qui manquent parfois de rigueur et n’appliquent pas les soins régulièrement.
Mais il ne faut pas non plus sous-estimer les problèmes de tolérance, car certains soins ou médicaments peuvent avoir des effets secondaires un peu difficiles à supporter. Je pense aux effets asséchants et kératolytiques, c’est-à-dire quand le renouvellement de l’épiderme est accéléré et que la peau pèle par endroits. Les patients se plaignent parfois d’avoir la peau sèche, des rougeurs et des irritations. Cet inconfort les conduit à suivre moins bien leur traitement ou alors à compenser par des crèmes trop grasses : dans les deux cas, les imperfections peuvent réapparaître.

A l’inverse, certains patients sont « hyper-observants » et appliquent trop de produit, pensant à tort accélérer la guérison. Ils amplifient ainsi les effets secondaires et finissent parfois eux aussi par tout abandonner. Enfin, l’acné peut être plus compliquée à prendre en charge pour des peaux ayant tendance à l’eczéma. Les traitements sont alors trop agressifs pour ces peaux fragiles et l’arsenal thérapeutique dont nous disposons est inadapté. En réalité, derrière une simple problématique d’acné, il y a souvent des spécificités individuelles complexes à résoudre.
Nous devons accompagner nos patients avec des solutions personnalisées pour qu’ils suivent leur traitement correctement.
Benoït Cadars - Attaché scientifique BIODERMA
CIBLER LES BOUTONS ENFLAMMÉS EN PRIORITÉ
Benoît CADARS
Attaché scientifique BIODERMA
Les peaux à tendance acnéique font face à différents types d’imperfections, qui exigent chacune des réponses spécifiques. Dans la gamme Sébium de BIODERMA, Sébium Sensitive est dédié en priorité à 3 typologies de cas où le facteur d'inflammation est toujours prépondérant :

Acné classique
En cas de boutons enflammés, rouges et douloureux mais pas en cas d’acné rétentionnelle avec comédons, car Sébium Sensitive n’a pas d’action kératolytique. En cas de points noirs, préférez Sébium Global.

Acné tardive
A l’âge adulte, les boutons sont moins nombreux mais souvent très enflammés :
papules, pustules et nodules. Les ingrédients actifs de Sébium Sensitive contribuent à rééquilibrer la composition du sébum pour la rapprocher de celui d’une peau saine.

Peaux à tendance acnéique sous traitement kératolytique
Sébium Sensitive est indiqué pour accompagner les patients suivant un traitement kératolytique (s’applique localement) car il compense leur effet desséchant sans risque d’accroître les imperfections, à la différence d’un soin hydratant classique. Sébium Hydra, quant à lui, est plus adapté en accompagnement des traitements kératolytiques locaux .
Dr Michèle Sayag - Médecin allergologue
OUI, UNE PEAU ACNÉIQUE PEUT ÊTRE SENSIBLE !
Dr Michèle SAYAG
Médecin allergologue
Quand on parle d’acné, on pense immédiatement peau grasse, mais rarement peau sensible ou déshydratée. Et pourtant, les choses ne sont pas si simples, comme l’explique Michèle Sayag, médecin allergologue.
Derrière un problème d’imperfections, il y a toujours un excès de sébum c’est vrai, donc une peau plutôt grasse. Mais les découvertes récentes sur la dysséborrhée ont affiné l’approche. Les connaissances scientifiques actuelles confirment le ressenti exprimé par beaucoup de patients touchés par l’acné, surtout si le problème dure dans le temps. Ils parlent d’une peau devenue intolérante qui ne supporte plus rien, avec des zones grasses et d’autres ultra-sensibles. La peau grasse à tendance acnéique est mieux comprise aujourd’hui, elle s’avère plus complexe. C’est une conséquence normale de la modification de la composition qualitative du sébum, qui entraîne une augmentation de la perte insensible en eau : une peau grasse peut donc être déshydratée.
Par manque d’eau, cette peau grasse est fragilisée et d’autant plus agressée, si elle reçoit un traitement anti-acnéique asséchant pour lutter contre les imperfections.

La peau est un écosystème vivant
N’oublions pas que la peau possède un microbiome, autrement dit une flore cutanée composée de micro-organismes (bactéries, champignons, acariens…) qui fait barrière aux germes indésirables et nous protège des infections.

Mais le moindre déséquilibre dans ce milieu fragile peut avoir des conséquences importantes et laisser le champ libre à de « mauvaises » bactéries… Rien d’étonnant à ce que des traitements locaux agressifs pour trai ter l’acné modifient les réactions de la peau.

Il faut donc adopter une stratégie thérapeutique plus subtile, qui prenne en compte la sensibilité de la peau acnéique.