Quel point commun entre une référence en oncologie et un expert de la dermatologie ? Une même volonté d’améliorer le suivi et la qualité de vie des patients au cours de leurs traitements contre le cancer. Engagés ensemble pour mieux prendre en charge les effets secondaires cutanés et faire progresser la recherche en soins, le Laboratoire BIODERMA et l’Institut Curie ont créé un centre inédit, qui ouvre une nouvelle voie dans la prise en charge des patients : L’Espace de Soins et d’Étude de la Peau.

Notre constat : un véritable enjeu autour des toxicités cutanées

De nombreux traitements très efficaces contre le cancer provoquent des effets secondaires cutanés qui ont un impact important sur la qualité de vie des patients. Ils peuvent même dans certains cas conduire les oncologues à revoir les doses ou pire à suspendre le traitement.

Leur prise en charge et leur prévention est cruciale pour le patient, d’autant plus avec l’augmentation des « thérapies ciblées », ces traitements pris à domicile et qui présentent des effets secondaires importants.

Plus globalement, il est nécessaire aujourd’hui d’affiner les protocoles de prise en charge et aussi de mieux comprendre de manière clinique et scientifique l’impact des traitements dans la peau. Cette investigation ne peut se faire qu’au travers d’études sérieuses et suivant des normes scientifiques précises.

 

Une belle histoire depuis 2015 : entre deux acteurs de référence dans leur savoir-faire, aux compétences complémentaires

Un partenariat de longue date réunit BIODERMA et l’Institut Curie.

Depuis 6 ans, le Laboratoire BIODERMA agit pour la prévention des effets secondaires cutanés en fournissant des produits d’hygiène et de soins ainsi que des brochures d’information pour éduquer les patients.

BIODERMA soutient également l’opération nationale « Une Jonquille pour Curie » qui permet de financer des recherches innovantes en cancérologie, mais aussi KDog, le programme de recherche d’innovation médicale de l’Institut Curie dédié au dépistage du cancer du sein à l’aide de l’odorat du chien. Ces nombreuses actions ont rapproché l’Institut Curie et BIODERMA ces dernières années pour aboutir à un nouveau projet qui s'est concrétisé en 2019.

  • Isabelle Fromantin

    Isabelle Fromantin, Infirmière-chercheure à l’Institut Curie - à l’origine du rapprochement avec BIODERMA.

    Je cherchais un laboratoire dermocosmétique partenaire qui accepte de fournir des produits de qualité, adaptés aux besoins de nos patients, et apportant une solution aux inégalités que nous observions entre eux, pour des questions de ressources. J’ai fait la connaissance de l’équipe BIODERMA, avec qui nous avons fait tout un travail avec le service d’oncologie notamment, mais aussi en oncogériatrie, en soins palliatifs, en plaies et cicatrisation. Les kits de BIODERMA sont remis gratuitement aux patients qui le souhaitent. Notre objectif commun est d’améliorer la qualité de vie des patients par des actions simples, couplées si besoin à de la recherche en soins.

    Isabelle Fromantin, Infirmière-chercheure à l’Institut Curie - à l’origine du rapprochement avec BIODERMA.

2019, Une nouvelle dimension : l’Institut Curie et le Laboratoire BIODERMA décident d’aller plus loin ensemble

Un nouveau dispositif ambitieux est né de cette collaboration autour de la qualité de vie des patients et la santé durable : l’Espace de Soins et d’Étude de la Peau.

Une nouvelle manière d’accompagner les patients au quotidien dans leur combat contre la maladie, et également d’aller plus loin dans la connaissance des effets secondaires des traitements. En s’engageant ensemble, l’Institut Curie et le Laboratoire BIODERMA mutualisent leurs expertises respectives dans un but commun : prendre le patient en charge dans sa globalité.

  • Pierre Fumoleau

    Pr Pierre Fumoleau, Directeur Général de l’Ensemble Hospitalier de l’Institut Curie.

    L’Institut Curie, c’est aussi un établissement de santé, un centre de lutte contre le cancer prenant en charge des patients atteints de cancer. Quand nous voulons traiter le malade de façon globale, il faut certes être actif, avec les traitements que nous avons à disposition — chimiothérapies, thérapies ciblées, immunothérapies — mais aussi traiter les effets secondaires induits par ces traitements. Et parmi eux des problèmes cutanés. BIODERMA, grâce à son savoir-faire, peut nous aider et surtout aider nos patients à contrecarrer ces effets secondaires cutanés. Les soins développés permettent de les diminuer et d’améliorer la qualité de la peau et donc de vie des patients. Mais surtout cela permet au malade de poursuivre un traitement très efficace.

    Pr Pierre Fumoleau, Directeur Général de l’Ensemble Hospitalier de l’Institut Curie.

Patient et médecin

L’accompagnement des patients

En fonction du protocole de traitement mis en place ou en cas de changement de traitement, les patients sont informés des effets secondaires cutanés potentiels et des stratégies de prévention à adopter immédiatement pour les prévenir. Chacun est ensuite suivi tout au long de son parcours de soins.


La recherche sur les toxicités cutanées

On sait qu’il existe une grande variabilité individuelle de réactions parmi les patients. Par exemple, plusieurs types de syndromes main-pied ont été observés selon le traitement. Pourquoi ? Que se passe-t-il réellement au sein de la peau, lorsque nous sommes sous traitement ?

Il est urgent de mener des études cliniques sur les différents types de thérapies et leurs effets secondaires pour mieux les prendre en charge. Les résultats des travaux du nouvel Espace de Soins et d’Étude de la Peau seront publiés dans la presse scientifique et exposés lors des congrès pour profiter au plus grand nombre et faire progresser les connaissances du monde scientifique.

  • Pour mieux aider les patients, affiner les protocoles de prise en charge et cibler les produits visant à les soulager et à améliorer leur qualité de vie.
  • Pour mieux comprendre les toxicités cutanées, en particulier des nouvelles thérapies orales et de tous les types de traitements en développement comme les immunothérapies.

  • Grâce à des appareils de mesure de la peau capables d’évaluer l’état de la peau avant et pendant le traitement (mesure de l’inflammation, épaisseur de la couche cornée, taux d’hydratation…). L’équipement acquis par BIODERMA pour l’Espace de Soins et d’Étude de la Peau permettra de collecter des données biologiques en complément des données cliniques et d’avoir une vision globale des effets cutanés des traitements.
  • Grâce à des recueils de données allant jusqu’au ressenti des patients, visant à mieux comprendre la manière dont ils vivent ces effets secondaires.

Hédi Chabanol, Responsable de l’Espace de Soins et d’Étude de la Peau à l’Institut Curie. Elle est experte des effets secondaires cutanés et podologue de formation.

Spécialiste du syndrome main-pied, Hédi est en permanence à l’écoute des patients et reste la référente pour les toxicités cutanées induites par les traitements anticancéreux oraux à l’Institut Curie.

Le nouvel Espace de Soins et d’Étude de la Peau est situé à Paris, à l’Hôpital de Jour de l’Institut Curie, au sein du CISCO (Consultation d’infirmières de Suivi des Chimiothérapies orales).

  • Un lieu propice aux échanges, où les patients se sentiront en confiance, accompagnés et écoutés. Ils trouveront ici tous les conseils pour prendre soin de leur peau et limiter les effets secondaires. Des experts pourront aussi leur apporter tous les soins nécessaires.
  • Un lieu d’étude, où les toxicités cutanées seront analysées lors d’études cliniques afin de mieux les comprendre et donc les traiter.
  • Hedi Chabanol

    Hédi Chabanol, Responsable de l’Espace de Soins et d’Étude de la Peau à l’Institut Curie et experte des effets secondaires cutanés.

    Jusqu’ici, nous avions une évaluation clinique visuelle : avec l’Espace de Soins et d’Etude de la Peau, nous allons objectiver ces résultats avec des outils de mesure : colorimétrie, épaisseur de l’épiderme qui va permettre de quantifier les effets secondaires. Le fait de mesurer la peau va nous permettre de trouver les spécificités des différentes peaux, de redéfinir les physiopathologies et les mécanismes d’apparition de ces effets secondaires. Sur un patient qui a la peau sèche au départ, on va adapter la stratégie, car le traitement ne va rien arranger.

    Nous allons définir des profils types de patients à risque de toxicités cutanées pour avoir une prise en charge de précision et personnalisée à chacun.

    Hédi Chabanol, Responsable de l’Espace de Soins et d’Étude de la Peau à l’Institut Curie et experte des effets secondaires cutanés.