Comprendre les différents types de cicatrices

La plus belle cicatrice, c’est celle qui disparaît avec le temps sans laisser de traces. C’est souvent le cas lorsque seul l’épiderme est touché. Mais si la peau a été lésée de façon importante, la réparation va prendre du temps et laisser une cicatrice visible. Le risque existe que la cicatrisation se passe mal avec des complications. Vous avez peut-être entendu parler des cicatrices chéloïdes ou des cicatrice hypertrophiques, 2 formes de cicatrisation difficile. Pour obtenir une cicatrice la plus discrète possible, il faut comprendre comment elle se forme et comment en prendre soin correctement, après une brûlure ou après une chirurgie par exemple. 
 

Une cicatrice est la marque visible d’une lésion importante de la peau après la guérison. Qu’il s’agisse d’une brûlure, d’une coupure, d’une blessure ou d’une intervention chirurgicale, la peau a été abîmée, volontairement ou non, et doit se reconstruire. Dans les cas où les tissus cutanés ont été endommagés en profondeur, une cicatrice marque souvent définitivement l’endroit de la lésion, même s’il est possible d’améliorer son aspect au fil du temps. Cicatrice d’appendicite ou de tout autre acte chirurgical, cicatrice d’une chute de vélo dans l’enfance, cicatrice de brûlure accidentelle… Notre peau porte les marques de nos aventures, même si elle possède d’extraordinaires capacités de régénération.

Qu’est-ce que le tissu cicatriciel ?

Quand la peau est lésée profondément jusqu’au derme, tout un ensemble de processus biologiques complexes s’enchaîne pour la réparer. On parle de tissu cicatriciel pour désigner le tissu cutané reconstitué par la peau pour remplacer les parties abîmées ou manquantes, après une plaie ou une intervention chirurgicale. Ce tissu de remplacement possède des caractéristiques très proches du tissu cutané d’origine, mais pas exactement identiques. Quelques différences de performances notables :

  • il est moins souple, plus rigide, plus fragile à l’étirement par exemple, surtout au début de la cicatrisation, il devient plus souple par la suite
  • il réagit différemment au soleil, avec soit une dépigmentation (trace blanche) soit une hyperpigmentation (trace brune) selon votre phototype et la zone touchée.
  • il est totalement dépourvu de poils
  • il ne contient pas de glandes sudoripares, donc ne transpire pas

Notre peau est le plus grand organe de notre corps. Son rôle est de l’isoler et de le protéger de notre environnement extérieur. Toujours en première ligne, il arrive fréquemment que la peau soit abîmée, plus ou moins gravement, au cours des circonstances de la vie. La cicatrisation est le processus naturel de réparation de la peau en cas de lésion. Cette réponse biologique se déroule en plusieurs phases, qui s’étendent au total sur une période pouvant aller jusqu’à 2 ans. C’est alors que la cicatrice aura son aspect définitif. C’est donc pendant toute cette période que vous pouvez agir pour obtenir, au final, une cicatrice la plus discrète possible. Voici les 4 grandes phases de la cicatrisation :

Tout de suite après la lésion, le système de défense de la peau va tout faire pour protéger la zone abîmée au plus vite afin d’éviter tout risque d’infection. Si un vaisseau sanguin est atteint, le sang coule pendant quelques minutes, puis s’arrête. Ce saignement contribue à éliminer les salissures, les germes pathogènes, les bactéries ou autres. 

Pendant quelques jours, les cellules immunitaires nettoient la zone (débris cellulaires, pathogènes, débris de matrice cellulaire) et sécrètent des molécules pour attirer les cellules cutanées des de la lésion. 

Elle dure environ 2 semaines. De nouvelles cellules de peau (fibroblastes, kératinocytes, cellules endothéliales) viennent au niveau de la plaie. Ces cellules migrent depuis les bords vers le centre de la plaie puis se multiplient pour produire de la matrice (collagène, élastine…). À la fin de cette phase de réparation, l’épiderme est refermé et un derme primaire est en place. Sa composition est différente du derme originel, il est plus rigide et moins élastique.

Elle dure environ 2 ans. Le derme primaire est peu à peu remplacé par un derme dont la composition se rapproche du tissu originel.

Les cicatrices dites « normales »

Quand tout se passe bien, les différentes phases de la cicatrisation s’enchaînent normalement, telles que décrites ci-dessus. Plus précisément, les dermatologues distinguent 2 temps pour une cicatrisation complète, qui donnera une cicatrice fine, indolore et qui ne provoque aucune gêne, même si elle reste visible. Voici en détail les différentes étapes qui se succèdent pour une cicatrisation réussie.

Temps 1 : la cicatrice primaire  (qui comprend les 3 premières phases citées ci-dessus)

  • 1er au 4ème jour environ : phase inflammatoire 
    La réaction inflammatoire locale correspond au nettoyage de la zone, c’est le moment où la peau est rouge, gonflée et douloureuse, souvent chaude. Une croûte se forme.
  • 4ème au 21ème jour environ : phase de réparation
    La fabrication accélérée de tissu cutané de remplacement permet de refermer l’épiderme en même temps que le derme se reconstruit.

Temps 2 : la maturation de la cicatrice  (4ème phase citée ci-dessus)

  • Du 30ème jour jusqu’à 2 ans : phase de remodelage
    La cicatrice continue d’évoluer lentement pour prendre son aspect définitif. Elle gagne en souplesse et s’aplanit peu à peu. Cette phase dépend largement de l’emplacement de la cicatrice, de sa taille et des soins que vous lui apportez.
     

Parfois, les différentes phases de la cicatrisation que nous venons de voir ne se déroulent pas normalement. La cicatrice prend alors un aspect peu esthétique mais aussi pathologique du point de vue médical, avec souvent une gêne dans la vie de tous les jours, qu’il s’agisse de douleurs, de démangeaisons ou de difficultés de mobilité.Parfois, les différentes phases de la cicatrisation que nous venons de voir ne se déroulent pas normalement. La cicatrice prend alors un aspect peu esthétique mais aussi pathologique du point de vue médical, avec souvent une gêne dans la vie de tous les jours, qu’il s’agisse de douleurs, de démangeaisons ou de difficultés de mobilité.

La cicatrice forme un relief bien visible sur la peau et ressemble à un cordon rouge en volume qui suit les bords de la zone lésée, sans les dépasser. Dans ce cas, la phase inflammatoire a duré trop longtemps et un excès de tissu cutané a été produit.

Elles sont liées là aussi à une surproduction de tissu cicatriciel, qui dépasse cette fois les bords de la plaie au lieu de seulement la remplir. Trop volumineuse, la cicatrice est boursouflée, la peau rouge foncé, souvent douloureuse avec des démangeaisons.

À l’inverse des deux situations précédentes, la cicatrice forme un creux sur la peau, comme une dépression. Dans ce cas, la peau n’a pas produit suffisamment de tissu cicatriciel et il manque de la substance pour reconstituer la zone abîmée. Cette anomalie est fréquente dans les cicatrices d’acné.

Souvent consécutives à des brûlures, elles manquent de souplesse, comme si la peau se rigidifiait peu à peu. Effectivement, la peau continue de fabriquer du tissu cicatriciel sous la cicatrice, ce qui la rétracte. Ce type de complication se révèle douloureux et gênant surtout lorsqu’elle est localisée près des articulations.

Elles se présentent aussi en forme de creux rigide. La cicatrice adhérente colle aux tissus situés juste en-dessous, tandis que la cicatrice rétractile crée des tensions avec les tissus voisins, le plus souvent suite à l’incision d’un acte chirurgical.

Cicatrices et influences externes

De nombreux facteurs peuvent avoir une influence sur la qualité de la cicatrisation ou même altérer la capacité de la peau à se régénérer.

  •  La génétique : certaines peaux cicatrisent plus difficilement, c’est notamment le cas des peaux foncées qui semblent davantage prédisposées aux cicatrices chéloïdes. Les personnes d’origine asiatique semblent plus touchées par les cicatrices hypertrophiques.
  • L’état de santé général : une infection de la plaie va évidemment retarder la cicatrisation, mais d’autres pathologies altèrent également la capacité de la peau à cicatriser. C’est le cas du diabète, de l’insuffisance rénale ou cardiaque, de l’anémie, de l’obésité, des problèmes de circulation sanguine, des carences nutritionnelles…
  •  Certains traitements médicamenteux : les corticoïdes, certains traitements anti-cancéreux et radiothérapies, certaines catégories d’anti-inflammatoires ont des conséquences sur la peau interférant avec la cicatrisation.
  • L’âge du patient : la fabrication de nouvelles cellules ralentit avec l’âge, les réactions immunitaires également, ce qui conduit à des retards de cicatrisation chez les patients âgés. Les enfants au contraire ont des capacités de cicatrisation spectaculaires.
  • Stress et facteurs environnementaux : le stress intense et chronique augmente le cortisol, une hormone qui affaiblit la réponse immunitaire. Le tabagisme, l’alcool et la pollution augmentent le stress oxydatif qui diminue les fonctions cellulaires et vasculaires, essentielles pour bien cicatriser. Les UV favorisent une réaction inflammatoire de la peau néfaste pour la cicatrisation et peuvent entraîner une pigmentation irréversible des cicatrices.
  • La localisation de la cicatrice : au-delà de l’importance et de la profondeur de la plaie, la localisation de la cicatrice joue aussi un rôle. Sur le visage et les articulations, zones très mobiles et en tension, la cicatrisation est plus délicate.
     

Pendant toute la durée de la cicatrisation, qui peut être très longue, vous pouvez faire face à différents troubles très classiques, plus ou moins marqués selon la gravité de la cicatrice.

  • Les douleurs sont fréquentes surtout au début de la cicatrisation, plus inquiétantes après plusieurs semaines ou mois, surtout si la peau reste rouge ou foncée. Dans ce cas, il faut consulter.
  • Les tiraillements et les démangeaisons sont normaux et montrent que le processus de régénération de la peau est bien engagé.
  • Les adhérences sont très fréquentes en cas d’intervention chirurgicale, elles se forment souvent rapidement, dans les 5 jours après l’opération. La peau paraît collée, elle manque de souplesse, elle devient insensible ou au contraire, des picotements se font sentir, le patient doit changer de posture… Tous ces signes évoquent un problème d’adhérences, qui peut être traité par des massages appropriés et l’application de crèmes adaptées. 
     

Comment prendre soin des cicatrices ?

Pour obtenir une jolie cicatrice, la moins visible possible, il existe des gestes recommandés et des comportements déconseillés. En adoptant les bons réflexes et en suivant rigoureusement la routine de soins idéale, vous pouvez jouer un rôle actif dans la qualité de votre cicatrice et obtenir un résultat le plus esthétique possible. 
Dans tous les cas graves, vous devez absolument respecter les consignes indiquées par votre médecin ou professionnel de santé.

Une hygiène parfaite Veillez à une hygiène parfaite de votre cicatrice pour éviter tout risque d’infection locale. Les recommandations sont de la nettoyer avec un spray ou une lotion spécifique au départ— pas d’alcool— puis avec un nettoyant doux sans savon ni parfum tous les jours. Pour soigner une cicatrice après une chirurgie ou en cas de plaie grave, vous aurez des soins infirmiers et des conseils personnalisés.
Un milieu humide Un milieu humide est souvent plus favorable à une bonne cicatrisation. Les premiers jours, votre cicatrice doit donc être protégée par un pansement, il ne faut pas la laisser sécher à l’air libre. Le type de pansement (par exemple pansement semi-perméable, compressif, hydrocolloïde, tulle gras, hydrogel etc…) doit être défini par votre professionnel de santé en fonction de la plaie.
Soignez votre alimentation Soignez votre alimentation, avec des apports équilibrés et suffisants en protéines et vitamines notamment.
Massez votre cicatrice Massez votre cicatrice tous les jours, en commençant environ 3 semaines après une intervention chirurgicale, après accord de votre professionnel de santé. Le massage avec une crème cicatrisante adaptée favorise la formation d’une cicatrice bien souple et évite les adhérences. Les massages doivent être poursuivis pendant plusieurs mois, car une cicatrice peut évoluer pendant 2 ans avant de prendre un aspect définitif.
Protégez systématiquement votre cicatrice du soleil Protégez systématiquement votre cicatrice du soleil car le risque d’hyperpigmentation par les UV est réel pendant plusieurs mois et même jusqu’à 2 ans après le début de la cicatrisation. Il existe des crèmes cicatrisantes avec protection anti-UV, pour les cicatrices impossibles à couvrir (visage, mains, décolleté…) à appliquer même lorsqu’il fait nuageux, car les UVA sont présents toute l’année.
Évitez le stress Évitez le stress, suivez les conseils des professionnels de santé, détendez-vous avec du yoga, de la relaxation, du sport, si vous le pouvez ou tout autre activité qui vous plaît et vous occupe l’esprit.

Gratter les croutes Gratter les croûtes, indispensables à la cicatrisation. Si vous les retirez trop tôt, vous réduisez vos chances d’obtenir une jolie cicatrice.
Créer des tensions et des tractions Créer des tensions et des tractions mécaniques au niveau de votre cicatrice, surtout si elle est située près d’une articulation. N’hésitez pas à vous faire aider pour certains gestes ou activités si besoin.
Manger trop de sucre Manger trop de sucre, car l’excès de sucre a un impact sur le collagène et retarde la cicatrisation.
Porter des vêtements ou bijoux présentant des risques d’irritation Porter des vêtements ou bijoux présentant des risques d’irritation, de frottement ou de blessure au niveau de la cicatrice.
Fumer Fumer, car le tabac diminue le niveau d’oxygène et augmente le stress oxydatif, 2 facteurs qui jouent négativement sur la cicatrisation.

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